Chronique de Romuald Boko : Face à l’adversité et l’agression, c’est l’union qui fait la Nation
S’il est historiquement indéniable que le Bénin a été champion des coups d’Etat aux lendemains des indépendances, il est aussi vrai que le pays affiche la meilleure image démocratique depuis la conférence des forces vives de la Nation en février 1990.
Mais aujourd’hui, la spirale de coups de force militaire dans l’espace ouest africain a bouleversé la quiétude et la sérénité des Beninois le 07 décembre dernier lorsque de mutins ont tenté un putsch en vue de renverser le chef de l’État et de s’emparer du pouvoir politique. Ce qui a porté un coup de massue à la réputation de stabilité politique du Benin. Rien ne saurait justifier en effet la prise de pouvoir par la force.
Quelles que soient les causes et les finalités, rien ne saurait justifier le recours à la force pour prendre le pouvoir. Ça se passe uniquement par les urnes.
Quelles que soient les causes et les finalités, tout putsch est antidémocratique et condamnable sous toutes ses formes. Il constitue une transgression flagrante des normes constitutionnelles et une négation des acquis démocratiques.
Heureusement que le Bénin ne dort point.
Autrement, ce serait désastreux surtout pour un pays comme le Bénin qui affiche de très bonnes performances économiques depuis l’avènement du President Talon en 2016.
Autrement, cela peut engendrer une détérioration du climat des affaires, décourageant les investissements tout en favorisant la fuite des capitaux.
Autrement, l’économie pourrait stagner voire entrer en récession, avec une augmentation du chômage et de la pauvreté.
C’est le lieu de saluer les forces loyalistes qui ont su opposer une riposte à la mesure de l’attaque.
C’est aussi le lieu de saluer les aériennes du Nigeria appelée à la rescousse pour pilonner avec une précision chirurgicale la base des putschistes.
Et, ne pas saluer le courage et la sérénité du Chef suprême des armées, le Président Talon serait un sacrilège.
Au demeurant, le génie béninois a montré une fois encore que face à l’adversité et l’agression, c’est l’union qui fait l’union qui la Nation.
Ban Ki-Moon nous exhorte à juste le 3 février 2009 lors du sommet de l’Union Africaine à Addis Abeba : « Au lieu de coups d’État et de changements anticonstitutionnels de gouvernement, efforçons-nous de faire en sorte que la démocratie prospère en Afrique ».


