Bénin-Nigeria Business Forum 2026 : L’axe Cotonou-Abuja se renforce

Le  26 janvier 2026 à Abuja, à l’hôtel ONOMO Allure s’est  ouverte  la première étape du Bénin–Nigeria Business Forum 2026 (BNBF). Elle a réuni décideurs publics, institutions financières et chefs d’entreprises, des agences de promotion des investissements, des acteurs portuaires, autour d’un objectif commun : structurer et accélérer les investissements bilatéraux entre Cotonou et Abuja.  La rencontre confirme donc la volonté des deux États de renforcer leur coopération industrielle et commerciale, dans un contexte marqué par la recherche de projets concrets à fort impact régional.

Le cadre d’investissement béninois a été largement mis en avant  au cours  des  discussions entre les deux parties. « Sous l’impulsion du gouvernement du Bénin, des réformes structurelles ambitieuses ont été mises en œuvre afin d’offrir aux investisseurs un cadre stable, compétitif et prévisible », a déclaré Eric Akouété, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations du Bénin (APIEx). Il a rappelé que l’APIEx accompagne les projets de l’intention d’investissement jusqu’à leur mise en œuvre effective. Les  opportunités industrielles  qu’offre le Bénin,  à  travers la Zone industrielle de Glo-Djigbé. ont été aussi soulignées.  Pour Faki Adje, directeur général adjoint de SIPI-Bénin, « le Bénin–Nigeria Business Forum est avant tout une plateforme de concrétisation d’opportunités ». Il a montré que la GDIZ est « pleinement opérationnelle, structurée selon les meilleurs standards internationaux et prête à accueillir les investisseurs nigérians ».

Un mémorandum d’entente a été en effet  signé le 27 janvier  2026  entre l’APIEx et la Nigerian investment promotion commission (NIPC). Signé par Eric Akouété et Aisha Rimi, directrice générale de la NIPC, représentée par AbayomiSalami, directeur adjoint des plaidoyers politiques, cet accord vise à fluidifier les investissements transfrontaliers et à orienter les porteurs de projets vers des plateformes structurées, au premier rang desquelles figure la GDIZ. « Le Nigéria est pleinement disposé à approfondir sa coopération économique avec le Bénin », a affirmé Abayomi Salami, soulignant que les entreprises nigérianes recherchent « des plateformes industrielles compétitives, structurées et sécurisées ». Selon lui, « le potentiel de collaboration entre nos deux pays est considérable, notamment dans les secteurs industriels et de transformation ». Maryse Lokossou, directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations du Bénin, a, de son côté,  rappelé que son institution se positionne comme « un partenaire financier de long terme, capable de cofinancer des projets structurants et de partager le risque aux côtés des investisseurs privés ». Elle a précisé  que la CDC est disponible pour accompagner « des projets industriels et logistiques à fort potentiel régional ».

Du côté nigérian, les représentants de la NACCIMA et de la NIPC ont manifesté un intérêt pour des plateformes industrielles compétitives capables d’accueillir des projets à vocation régional. Afreximbank, par la voix de Christian Ndikumagengé, a assuré être « pleinement engagée à soutenir les initiatives qui renforcent le commerce intra-africain et l’industrialisation régionale ». Au niveau du secteur privé nigérian, le président de la NACCIMA, Dr Jani Ibrahim, a affirmé la disponibilité de son organisation à « renforcer les partenariats économiques entre le Nigeria et le Bénin » et à faciliter des investissements stratégiques.

Les échanges ont ainsi confirmé une dynamique partagée, portée par des institutions alignées, des outils financiers mobilisables et des projets industriels identifiés, traduisant la volonté conjointe de renforcer le corridor économique Bénin–Nigéria.  La  GDIZ   se positionne désormais comme le point d’ancrage prioritaire des investissements bilatéraux appelés à émerger dans le sillage du BNBF 2026.

Roland AFFANOU

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