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Grande comme l’ensemble des superficies de l’Argentine, de la Chine, des Etats-Unis d’Amérique, de l’Inde, du Mexique et de l’Union Européenne et regorgeant près de 40% des ressources naturelles de la planète, l’Afrique végète toujours dans la misère et dans le sous-développement.Jamais dans l’histoire de l’humanité, aucun continent n’a subi, sur cette planète, les rudes épreuves de l’Afrique. En effet, ayant à plusieurs fois frôlé l’Apocalypse du fait de la traite négrière, de la colonisation et de la décolonisation pour paraphraser Ki- Zerbo, l’Afrique apparait aujourd’hui, envers et contre tout, comme un continent d’espérance eu égard à sa longue histoire, ses richesses incommensurables, ses cultures brillantes, sa civilisation pure et ses populations dynamiques. L’Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales se trouve être au cœur de tous les enjeux mondiaux. Maintenant plus que jamais, l’Afrique doit devenir un pôle de croissance mondiale d’ici à 2050.Les atouts existent, et peu à peu, l’afro-responsabilité nait et fuse de toute part, permettant une prise de conscience de plus en plus aigüe sur le rôle de l’Afrique et sa place dans les années à venir. Désormais, l’Afrique ne sera plus ce prince vêtu de haillon malnutri et mendiant qui dispute les résidus de table et les croutons de pain. Car, pendant longtemps, l’Afrique, à y regarder de près, est comme un mendiant assis sur un tas de gisements. De l’Afrique du nord à l’Afrique du Sud, de l’Est à l’Ouest, l’Afrique possède un soussol riche en pétrole, or, diamant, bauxite, gaz naturel et autres pierres très précieuses; un sol étonnement fertile, et un peuple travailleur, ingénieux et courageux. Une Afrique dont les élites sont insérées dans les quatre coins du monde, qui produit du capital humain impressionnant (footballeurs, artistes, médecins et ingé-nieurs) qu’elle exporte vers les centres de l’économie mondiale. Selon les spécialistes, en 2025, il y aura 1,4 milliard d’Africains dont plus de la moitié sera jeune et vivra dans les villes. Environ 50% devraient être à peu près éduquées et 10% très bien éduqués.Fort de tous ses atouts innombrables et insondables, l’Afrique s’éveillera un jour et brillera de mille feux. Comme le cri d’un veilleur de nuit, je convoque toute la jeunesse africaine parfois dé-saxée, parfois désespérée- et çà, je peux comprendre dans certaines circonstances – à prendre, dans un élan panafricain, la destinée de l’Afrique en main ; pour, je ne dirai pas faire trembler le monde, mais prendre la place qui est la sienne. Tout à fait ! Comme le dit le Poète chilien Pablo Neruda : «Nos ennemis peuvent couper toutes les fleurs mais jamais ils ne seront maîtres du printemps». Cette Afrique, ce mendiant assis sur un tas de diamants, ridiculisée, battue, bestialisée, humiliée – elle a déjà compris- reste et demeure une nébuleuse qui surprendra bientôt le reste du monde. Le moment viendra – il n’est d’ailleurs pas loin – où l’Afrique ne sera plus la queue mais la tête, elle ne sera plus celle qui emprunte mais celle qui prête; l’Afrique sera désormais le maitre et non l’esclave. Ce serait le retour à l’ordre normal des choses. Ce serait le renversement de l’ordre tristement et malencontreusement établi par les puissances dites mondiales. Cela ne m’étonne guère car, dans la dialectique du maître et de l’esclave exposée par Hegel, pourtant connu dans l’histoire comme l’un des grands négateurs de l’africanité positive, l’esclave, par la force du travail, est devenu maître de son maître, et le maître est devenu esclave de son esclave. Hier, c’était les Etats-Unis d’Amérique, aujourd’hui c’est la Chine, demain ce sera l’Afrique. Cela me rappelle le Docteur Emmanuel Sèdégan, paraphrasant lui aussi, la célèbre formule d’Alain Peyrefitte, qui disait : « quand l’Afrique s’éveillera, le monde se prosternera ». Afrique, lève toi et brille.

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