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Il existe en Afrique, une nouvelle forme de coup d’état doux et silencieux devant laquelle toute la communauté internationale reste muette, inactive et incapable de piper mot, la manipulation et le tripatouillage par les Chefs d’Etat de la constitution de leur pays afin de se maintenir au pouvoir voire s’y éterniser. Nombre de pays sont actuellement touchés par cette épidémie, du Burkina Faso au Congo en passant par le Bénin, la Guinée Equatoriale etc.

Aujourd’hui, tel un tsunami, le vent de la modification des constitutions ravage le continent africain succédant ainsi à celui de la démocratie qui avait soufflé sur le continent africain dans les années 90. L’environnement sous-régional est marqué, de part ces modifications et tentatives de modification de la constitution, par le recul de la démocratie donnant une image très négative du continent. C’est une nouvelle dynamique des chefs d’états africains, qu’ils soient du Nord, Est, Centre ou Ouest, dont le seul et unique but est de s’éterniser au pouvoir. Et, nombreux sont les dirigeants africains à avoir modifié la Loi fondamentale de leur pays afin de conserver le pouvoir… Et, nombreux sont en train de vouloir le faire. Ce qui donne, non seulement des signaux négatifs à la communauté internationale, mais aussi est à la base de divers conflits dans et foyers de tension sur le continent.
La pratique a évolué dans certains pays notamment au Togo où Gnassingbé Père comme Fils ont réussi avec brio la modification de la constitution successivement en 2003 et 2014 permettant au Père de s’éterniser au pouvoir en briguant un 3eme mandat au terme de 36 années de pouvoir jusqu’à sa mort en 2OO5. Le Fils, naturellement est sur le ‘’bon chemin ‘’. Le Tchad, a réussi déjà une fois l’exercice en 2005 permettant à Idriss Deby Itno de se maintenir au pouvoir depuis son coup d’Etat de 1990. Une seconde tentative n’est pas impossible pour 2016. Impossible n’est pas chinois. Si Compaoré avait subtilement sauté le verrou de la limitation de mandats en 1997, puis sa restauration en 2000, il peine à se tromper la vigilance du peuple cette fois-ci qui, n’a d’autres choix que de se mettre dans la rue. La Guinée de Lansana Conté n’a pas raté le coup en 2002. C’est le cas également de la Mauritanie qui a permis à Ould Taya au pouvoir après la modification de la constitution en 1991. Zine Ben Ali s’est présenté à l’élection présidentielle de 2004 qu’il a remportée pour un quatrième mandat, car la constitution a été modifiée en 2002. L’Ougandais Yoweri Mouseveni s’est maintenu au pouvoir depuis par l’exercice de la Modification de la constitution en 2005. Il ne serait pas inutile d’évoquer le cas des moribonds Paul Biya, Robert Mugabe qui, dans une ineptie totale, s’accroche au pouvoir. Le dernier cas le plus honteux est celui de l’Algérien Abdelaziz Bouteflika élu dans un fauteuil roulant.

Par Romuald BOKO

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