Rate this post

« Nous allons travailler à ne laisser aucune place à la pauvreté » »
Expert en Microfinance et Expert en banque, financier, auditeur et contrôleur de gestion, Jean Comlan PANTI est depuis la mi-août 2013 le Directeur Général du Fonds National de la Microfinance (FNM). Cette institution vient d’être doublement honorée. Et son premier responsable nous en parle.

Pourquoi s’être engagé dans la démarche qualité ?
De part sa stratégie de faire-faire qui a permis de cibler avec pertinence le chômage et la pauvreté comme un moyen de réussite et de pérennité de ses affaires, le FNM s’est engagé dans la démarche qualité pour conformer ses pratiques, c’est-à-dire son savoir-faire et son professionnalisme à la culture de la qualité en prenant pour référence ISO 9001-2008. C’est une démarche qui a été couronnée par la certification des trois (03) activités métiers du FNM et qui permet d’assurer sa crédibilité au plan national et international.
Pour y parvenir, chaque agent de l’institution a contribué de façon soutenue, à la mise en place d’un Système de Management de la Qualité (SMQ) au travers du respect des bonnes pratiques dont entre autres : la maîtrise de tous les processus en rapport avec les exigences des clients, l’amélioration et le développement des produits adaptés aux besoins et attentes des clients, le respect des procédures et des exigences des Bailleurs de Fonds et de l’Etat Béninois, l’évaluation périodique des systèmes financiers décentralisés (SFD) partenaires et de nos produits, la mesure périodique de la satisfaction des clients à divers niveau.

Monsieur le Directeur général, qu’est-ce qui a valu au Fonds national que vous dirigez le maintien de sa certification ISO 9001 :2008 après l’évaluation effectuée par l’auditeur Alain Kharman ?

Vous savez qu’il est toujours pénible de parer de soi-même. Pour cette raison, je me ferai simplement le devoir de rapporter fidèlement ce que l’auditeur Alain Kharman de AB certification qui a évalué le Fonds national de la microfinance et qui a prononcé un maintien sans réserve de la certification. Il avait résumé ses impressions en trois points : les points forts, les écartes et les suggestions.
S’agissant de points forts, d’abord, l’auditeur dit n’avoir jamais vu l’efficacité dont fait montre le FNM ; et que c’est grâce au FNM qu’il comprend qu’une structure publique peut arriver à être plus efficace qu’un service privé. A la faveur de cette appréciation, « l’excellence managériale » du FNM.
Pour aller dans les détails, l’auditeur a remarqué un respect scrupuleux des délais. En fait au FNM, chaque chose a son temps et rien ne doit se faire et ne se fait sans aucun repère temporel. Et tout ceci est sujet à une notation rigoureuse.
Ensuite, il a été constaté un taux d’absentéisme pratiquement nul. Selon l’auditeur, cela témoigne de ce que la gestion des ressources humaines est d’un très haut niveau.
Il y a bien d’autres facteurs évalués qui ont comblé l’attente de l’auditeur.
Pour ce qui concerne les écarts, il n’en n’a noté aucun. Les écarts en fait, c’est la différence entre ce qui doit être fait et ce qui est réellement fait. Vous comprenez donc que tout est fait comme cela doit être.
Maintenant comme voulez mon avis et mes sentiments, je ne peux que me réjouir des performances de mon équipe. Ce sont des hommes et femmes qui font d’énormes sacrifices pour qu’on en soit là où on en est. Le chemin n’étant pas encore achevé, nous avons à continuer. Comme le dit le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, l’ennemi que nous combattons c’est la pauvreté. et au FNM, nous avons à mettre en œuvre cette vision du président de la république. Nous y sommes et nous réussirons toujours de sorte à ne laisser aucun espace à ce mal.

Comment faire pour maintenir toujours la certification ?
Point n’est besoin pour moi ici de me mettre dans un exercice très laborieux de fixation de nouveaux objectifs ou caps si ce n’est d’assurer de l’honneur que je mettrai à une poursuite diligente de l’exécution des précieux chantiers ouverts et de ceux prévus et planifiés dans nos différents documents de planification stratégique et opérationnelle.

Le 28 juin 2014, soit un mois plus tôt, vous avez été lauréat de l’oscar du meilleur leadership des managers africains. Parlez nous-en.

C’est vrai, le Conseil international des managers africains nous a décerné un prix, l’oscar du leadership africain. Nous étions lauréat avec neuf autres managers du continent africain. D’abord il faut dire qu’au-delà de ma modeste personne, c’est une reconnaissance des mérites d’une équipe jeune, dynamique et professionnelle.
La remise du prix s’est déroulée le samedi 28 Juin dans les Salons de l’Hôtel Méridien–Etoile de la Porte Maillot à Paris, lors du XXIX Gala des Managers Africains. Une cérémonie qui s’inscrit dans l’organisation par le CIMA du XXVIe Forum Economique de l’Afrique Gagnante sur le thème : « L’Afrique acteur majeur de la croissance économique mondiale ». De hauts responsables économiques africains, dont l’ancien président de la Banque Africaine de Développement, Babacar N’Diaye ont participé à cette cérémonie.
Cette distinction récompense les managers africains exceptionnels dans leur secteur d’activités et dont la gouvernance est prouvée par un bilan élogieux. Elle symbolise donc la reconnaissance internationale dont jouit le Fonds National de la Microfinance. Mais c’est surtout le Bénin qui est honoré.
Les critères évalués pour cette distinction étaient « le leadership, la bonne gouvernance économique et les efforts pour des résultats probants ».
Tous ces prix nous honorent et honorent les bénéficiaires de nos interventions.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here