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« La fin de l’histoire et le dernier homme ». Ainsi s’énonçait le titre provocateur et pompeux de l’ouvrage de Francis Fukuyama au début du 19 ème siècle. L’auteur américano-japonais, fondant sa thèse sur la philosophie d’Alexandre Kojève, avait établit que le dernier homme serait cet homme là dont le mouvement et les activités dépendront exclusivement de l’évolution de la science et de la technologie. La polémique qui a eu cours dans le temps tant les critiques et les objections avaient été acerbes ne font plus recette aujourd’hui, puisque plus d’un siècle après, l’idée de Fukuyama a triomphé de celles de ses détracteurs. Plus que jamais, le monde actuel est plongé dans l’univers technologique. A l’ère de la révolution industrielle succède donc celle de la révolution technologique. Et le «dernier homme», l’homo sapiens sapiens, en dépend viscéralement. Dès les premières heures de l’avènement de la technologie, des jeunes étudiants africains étaient obligés d’aller vers le vieux continent ou le nouveau monde pour acquérir certains savoirs dans des domaines bien pointilleux et variés. Mais aujourd’hui, grâce aux technologies de l’information et de la communication, des chercheurs ont réussi à rapprocher le savoir de l’apprenant, et ceci, à travers le e-Learning, littérairement traduit comme la formation à distance. Depuis son apparition, cette technologie gagne de par son utilité, non seulement le domaine de l’éducation ouverte à distance, mais intéresse également d’autres secteurs notamment celui du développement économique y compris les affaires, l’agriculture, la prestation de services de santé (ne parle t-on d’ailleurs pas aujourd’hui à raison de télémédecine !). Ainsi, du 23 au 25 mai, le palais des congrès de Cotonou abritera le plus grand rassemblement de professionnels du e-Learning et des TIC. Des dizaines de milliers de décideurs et des praticiens de haut niveau dont environ 86 % d’entre eux en provenance d’Afrique se retrouveront pour partager les dernières recherches, les meilleurs conseils pratiques et les études de cas liés à l’intégration de TIC au sein de l’enseignement et de la formation. Il s’agit, en effet, de la conférence annuelle e-Learning Africa qui est le lieu de rendez-vous principal pour les praticiens et professionnels d’Afrique et du monde entier. C’est l’événement clé de Networking pour le développement des capacités du Learning en Afrique. L’occasion sera pour des spécialistes et des décideurs de très haut niveau des milieux gouvernementaux, éducatifs et professionnels de tisser des partenariats et des contacts internationaux de premier choix. L’occasion sera également pour les participants de nouer des contacts et d’initier des partenariats transsectoriels essentiels qui leur permettent d’accroître leurs connaissances et leur expertise. La conférence est un événement incontournable pour tous les acteurs des TIC appliquées au développement, à l’enseignement et à la formation et pour tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce secteur en constante évolution.
La conférence de Cotonou permettra sans nul doute aux uns et aux autres, de repartir bien informés et outillés des connaissances actualisées et avec un carnet d’adresses bien fourni. Un célèbre écrivain français n’avait-il pas raison lorsqu’il disait : « Je ne crois pas qu’avoir étudié soit une si grande chose si l’on n’étudie plus. » Oui, il est indispensable de continuer à apprendre, à lire, à faire des recherches, et à actualiser ses connaissances surtout pour nous africains afin d’être au rendez-vous de la fameuse mondialisation. Le e-Learning Africa qu’on pourra donc caractériser affectueusement de clé du monde qui ouvre le temple de la connaissance impérissable permettra à l’Afrique et aux africains de s’affranchir de l’ignorance. Doit-on donc manquer de se l’approprier ?

Par Romuald Boko,

 Directeur de Publication

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