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La lutte pour l’organisation de la Coupe du monde de football, édition 2026 se poursuit. L’Afrique par le biais du Maroc est en compétition avec les Etats de l’Amérique latine. Mais, déjà, le Royaume Chérifien bénéficie des soutiens de plus de 49 pays africains pour sa candidature.La candidature marocaine ne pourrait pas compter sur tous les membres de la CAF. Lors de son dernier congrès tenu en début février à Casablanca (Maroc), la CAF n’a pas réussi à faire accepter une motion de soutien en faveur de la candidature du Royaume chérifien.Le Maroc fait face à « United 2026 », une candidature tripartite portée par le Mexique, les Etats Unis d’Amérique et le Canada et ce sont les pays membres de la Fifa qui voteront le 13 juin prochain lors de l’Assemblée Générale de la Fifa à la veille de la Coupe du monde 2018 (14 juin au 15 juillet). « United 2026 » a commencé à faire des yeux doux aux pays africains et elle était d’ailleurs présente lors d’une réunion de la COSAFA (la zone de développement de l’Afrique australe) en fin février. Selon le groupe de soutien du Maroc qui a nommé des ambassadeurs africains à sa candidature comme l’ancien meneur de jeu des Lions, Khalilou Fadiga et le président de la Fédération guinéenne de football, Antonio Souaré, « c’est l’Europe qui fera la différence ». Toutefois, des projections font croire que le Maroc peut compter sur une douzaine de soutiens en Europe dont celle de la France alors qu’elle souhaite avoir 25 sur les 55.Le Maroc 2026 a aussi des soutiens en Amérique, en Océanie sans compter en Asie (46 fédérations) où il mène un intense travail de lobbying. « Le Maroc devra y engranger une vingtaine de voix pour parvenir à ses fins. En attendant le vote des fédérations membres prévu le 13 juin, la Commission d’évaluation fera le tour pour faire l’état des lieux concernant les stades, les installations, les transports et l’hébergement.

Ahmad à fond derrière le Maroc

«Je pense que tout le monde en ferait de même. Lorsque les règles du jeu ne sont pas claires dès le départ et qu’il y a eu une modification en cours de route, ça laisse de la suspicion. Donc, c’est pour ça que le Maroc conteste», a soutenu le Malgache sur les ondes de RFI. «Là, on n’est plus dans la gestion du football moderne. Peut-être qu’on avait des choses comme ça durant les années 1930 et les années 1940. Mais plus de nos jours… (…) J’ai été élu à la tête de la Confédération africaine de football pour défendre les intérêts de l’Afrique. Et c’est mon devoir de soutenir un pays. Surtout s’il s’agit d’un seul pays situé sur le continent où j’ai été élu.» 

Le Maroc inquiète, la Fifa rassure

La FIFA a finalement répondu le 4 avril 2018 à la lettre de Fouzi Lekjaâ. Deux jours plus tard, le 6 avril, ce dernier a à son tour répliqué dans un courrier bien tourné et argumenté.La première lettre de Fouzi Lekjaâ se faisait l’écho des inquiétudes légitimes du Maroc concernant la procédure de notation, le système de notation ainsi que la communication des données indispensables aux candidats. Lekjaâ donnait à Infantino du «cher Gianni».Le cher Gianni ne l’a pas entendu de cette oreille. Il n’a pas daigné répondre. Il a chargé la secré-taire générale Fatma Samoura de répondre à sa place. La ré-ponse est datée du 4 avril 2018.Deux jours plus tard, Lekjaâ a dégainé une réponse plus sèche et bien argumentée adressée à la secrétaire générale. Etant donné que le premier courrier de Lekjaâ porte sur la procé-dure de candidature et sur le groupe de travail (task force) chargé de l’évaluation des dossiers, «et que le président n’est pas partie prenante de ce processus, c’est à moi qu’il incombe de vous répondre», a écrit Mme Samoura. Lekjaâ dans sa réponse, émettra des doutes sur la validité de cet argument, en relevant qu’Infantino préside le conseil de la FIFA et y dispose d’une voix.

Ceci pour la courtoisie

Pour ce qui concerne le fond, Lekjaâ répond que les explications de la FIFA ne dissipent pas l’inquiétude du Maroc. Il est vrai que la réponse, bien qu’étalée sur 4 pages, n’est pas convaincante. En effet, la secrétaire générale de la FIFA explique que la procédure a été respectée. Le Maroc n’a pas posé une question de forme mais de fond. Il n’a pas évoqué la procédure, mais s’est interrogé sur la transparence et l’équité de la démarche, du système de notation et sur sa date de publication.«Nous avons pris bonne note de vos réponses. Malheureusement, celles-ci n’ont pas permis de dissiper ces préoccupations et nous sommes toujours convaincus que le scoring system n’est pas conforme aux exigences du règlement de la candidature», écrit Fouzi Lekjaâ. «La diffusion tardive du scoring system ne peut être justifiée par le simple fait qu’il ait été communiqué dès que possible aux candidats. Et que ces derniers ne pouvaient pas, du reste, soulever d’objections en décembre 2017 avant de prendre connaissance du contenu du scoring system».Lekjaâ réitère la demande marocaine de «partager en détail l’analyse factuelle du scoring system» avec les équipes de la FIFA «afin de mettre en évidence les différentes problématiques de ce document».

Par Nazaire Cesar

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