Accueil / Chroniques / Chronique de Romuald Boko : Quand Yayi hante Talon

Chronique de Romuald Boko : Quand Yayi hante Talon

L’escalade de la violence verbale de Talon contre son prédécesseur devant la Présidente de la confédération suisse va t-elle être la dernière séquence ?
En se versant une énième fois dans un commentaire abject et saugrenu, le President Talon déclare avoir hérité d’un pays sinistré et qu’il s’est “attelé à y mettre d’abord de l’ordre”. De quel pays parle t-on au juste?

Sans commenter les élucubrations néo-machiavéliennes d’un gouvernement coincé dans l’immobilisme et horripilé par les malversations, il est intéressant de déplacer la focale de la lecture sur l’ancien President Boni Yayi, qui par quelle magie on ne sait, qu’on soit d’accord ou non, a bâti en une dizaine d’années, le pays autour d’un axe central qui est le développement.
Aujourd’hui encore comme hier, le mérite de l’essentiel des actions en cours reviendrait, à notre corps défendant, d’office à Boni Yayi qui a eu la primauté de lancer plusieurs chantiers avant son départ.
Ce ne serait d’ailleurs pas inutile de rappeler que grâce aux réformes imprimées par le gouvernement de Yayi, le Benin est classé en 2016, pour la deuxième fois consécutive, parmi les 10 meilleurs pays réformateurs dans le monde par la banque mondiale.
Que dire aussi de la signature du deuxième compact du Millénium Challenge Account que, ironie du sort, Talon a payé des sénateurs américains pour torpiller ?
Comment rencontrer l’Arlésienne de l’histoire du Benin si l’on gomme des Livres d’or, la gratuité de la scolarité pour les filles, la gratuité de la césarienne, la construction des routes et des hôpitaux de zone, le reversement des enseignants dans la fonction publique etc…?

Même en décriant hier urbi et orbi les micro-crédits pour ne prendre que cet exemple- on peut en citer des dizaines-, le gouvernement de la rupture recycle une idée originale de l’ancien régime en s’appuyant sur un ensemble de deux prêts BID qui finance le Programme Intégré d’Appui à la Microfinance (PIAMF) pour un montant global 50 millions de dollars soit environ 27,5 milliards de FCFA dont les accords sont signés le 07 avril 2016.

En retenant le souffle et tout partisanat aveugle écarté, on s’aperçoit aisément que la politique économique de Boni Yayi reste et demeure très sophistiquée car bien pensée, bien conçue et axée sur des axes prioritaires de développement.
Au-delà, Boni Yayi dans ses succès et insuccès, mérite honneur, hommage, respect et déférence.

A Propos adminrb

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *