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Alors qu’on célébrait presque partout en Afrique l’accession à la souveraineté nationale,
Pendant que des parades militaires sont démontrées en direct sur les chaines de télévisions nationales, Alors que le champagne coulait à flots pour ces festivités commémoratives,…
L’Afrique noire continue de végéter dans la misère et le sous-développement.
Quel bilan pourrions-nous faire aujourd’hui des 58 ans de l’Afrique post-coloniale ? Est-on en mesures de dire que les pays africains au Sud du Sahara sont réellement indépendants ?

En effet, même s’il faut reconnaître unanimement que le continent noir a été victime du colonialisme considéré comme une offense grave et une négation de la dignité et de la souveraineté des nations, le bilan des États africains 58 ans après leurs indépendances reste mitigé. Même si également des progrès significatifs ont été réalisés avec surtout l’instauration du multipartisme et la liberté de presse, il faut néanmoins admettre que la démocratie reste balbutiante dans nombre de pays surtout avec les modifications des lois électorales et le tripatouillage des élections.

Si déjà en 1944, le Général de Gaulle laissait entendre qu’il était temps, pour la France, de s’engager « sur la route des temps nouveaux » et qu’en 1960, les indépendances tombèrent effectivement sur l’Afrique à la suite des soleils politiques comme une nuée de sauterelles pour reprendre les mots du célèbre écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, il est évident que la soif de la libération du continent semble être plus grande que les défis de développement.

Le détournement des objectifs socioéconomiques initiaux par les nouveaux seigneurs avec la complicité du colonisateur et, Ziegler l’a si bien rappelé dans « Main basse sur l’Afrique », a accentué la paupérisation du continent victime d’une hémorragie financière via la fuite des capitaux vers les juteux paradis fiscaux au dépens des Peuples.
Par ailleurs, dans la mentalité de l’occident, l’Afrique reste et demeure un grand réservoir de matières première. Ni plus ni moins. Ce qui a favorisé un appétit de plus en plus croissant des pays européens et asiatiques pour l’exploitation des ressources minières, du pétroles et l’accaparement des terres arabes africaines.

Ce cliché sombre ne saurait guère inciter les africains à un afro-pessimisme de mauvais aloi. Loin s’en faut. Mais plutôt à une africanité positive et une prise de conscience à tous les niveaux afin d’enrayer la spirale négative qui étouffe le continent.
La révision de la politique de coopération du continent et le changement de son paradigme politique et économique sont des défis majeurs à relever.

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